@malitourne
« Vous répondez sur l’article 50 qu’il est sans intérêt, mais vous ne répondez pas sur la sortie unilatérale de la France de l’ UE »
On te le dit et te le répète. C’est contradictoire.
Moi, je veux bien tout entendre, mais j’ai répondu à tout, que ce soit sur ce fil ou ailleurs, notamment sur la sortie unilatérale.
Et je ne vois pas où je pourrais être considéré comme étant contradictoire. Un honnête homme peut bien sûr contredire mes arguments, ma position, mais personne ne peut me dénier la cohérence.
J’ai déjà expliqué cent fois à toi, Fifi Brin d’Acier, et tous les militants de l’UPR, ma position sur l’article 50 et sur la sortie de la France de l’UE.
Ce n’est pas grave, je vais la répéter une cent-unième fois.
L’article 50 n’a au fond aucune importance parce que cet article ne fait que reconnaître un droit qui existait déjà, c’est-à-dire le droit pour un Etat souverain de se retirer de tout traité international, principe bien connu du droit international.
Le contenu de l’article 50 en lui-même est très pauvre, puisqu’en fait il ne prévoit rien. Aucune modalité concrète de sortie de l’UE. La seule chose qu’il prévoit, c’est que l’Etat retrayant doit négocier les modalités de son retrait et que si ces négociations n’ont pas abouti dans un délai de 2 ans, la rupture se produit sans autre forme de procès.
Au passage, si tu as été attentif, tu auras compris que la négociation imposée par cet article ruine complètement l’argument selon lequel l’article 50 permettrait une sortie unilatérale.
Mais bon, autrement dit, cet article signifie en fait qu’un Etat souhaitant se retirer de l’UE pourrait se voir imposer un délai de 2 années pour pouvoir le faire. C’est un attrape nigaud, il n’y a pas d’autre mots.
Sur la sortie de l’UE, la position de DLF est simple et claire : nous souhaitons quitter l’UE telle qu’elle se construit actuellement. Pour cela, nous entendons dénoncer les traités, au besoin en invoquant l’article 50, pour renégocier avec nos partenaires.
Notre but est clair, bâtir une nouvelle organisation européenne, sur la base du traité européen proposé par DLF lors des dernières européennes qui lui-même reprend dans ses grandes largeurs le « plan B » présenté par NDA en 2009.
Après, il est évident que nous ne sommes pas rigides sur les modalités de mise en oeuvre de ce plan.
Et c’est tout à fait normal, puisque notre poids électoral fait qu’à l’heure actuelle, nous n’avons absolument aucune chance d’arriver au pouvoir à court terme. Nous sommes un parti sérieux bien sûr, mais nous ne sommes pas un parti de gouvernement et je trouve tout à fait sain que nous ne sombrions pas dans le ridicule de prévoir un plan de gouvernement.
L’important, et c’est constamment ce que l’UPR oublie, ce n’est pas la question du moyen, mais de la fin. Quel but poursuivons-nous ? De montrer aux Français la nocivité de la construction européenne actuelle, qu’une alternative est possible.
Les conditions de sa mise en place sont, dans cette optique, secondaires.
La vérité, c’est que l’UPR fait le même diagnostic que nous et suit les deux grands objectifs indiqués plus haut. Or, en raison de la mégalomanie de François Asselineau, il faut bien que l’UPR se démarque par tous les moyens de nous. Il a donc inventé ce faux problème de la méthode, en plus en racontant n’importe quoi.
Il suffit de regarder une conférence de François Asselineau, les papiers de l’UPR ou ta propre prose : vous consacrez au moins autant d’énergie, voire même plus, à attaquer les autres mouvements souverainistes qu’à dénoncer les méfaits de l’UE ou à montrer les alternatives possibles.
C’est tellement vrai que je sais que ce reproche, que je fais souvent aux militants de l’UPR, a été repris lors des réunions de FA et de son staff, ce sur quoi FA a bien sûr convenu. Sans grand effet jusqu’à présent.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

