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Tythan 21 avril 2015 18:45

@malitourne

Décidemment, tu ne comprends rien à rien.

Tu sembles croire que DLF ne proposerait pas la bonne méthode pour suivre l’objectif de sortie la plus rapide et la plus légale de l’UE... Sauf que cet objectif n’est pas la notre : notre objectif final est effectivement de sortir de l’UE mais non comme de toute construction européenne.

Il n’y a pas de « moyen », légal ou pas, rapide ou non, de sortir de l’UE. 

La sortie de l’UE serait, si elle était prise, une décision politique dont les modalités juridiques, si elles ne sont pas sans importance et entraîneraient bien sûr une grande complexité, sont une question secondaire dans tous les sens du terme.

1. Encore une fois, à DLF, nous souhaitons réformer l’UE. Au besoin donc en invoquant le fait que nous sortirions si les négociations n’aboutissaient pas, que ce soit par l’article 50 ou en dénonçant simplement les traités.

Ton 2. ne me concerne pas : DLF demande depuis sa nomination le renvoi immédiat de Jean-Claude Juncker, convaincu d’avoir organisé à l’échelle de son pays un système de fraude fiscale.

En revanche, moi, ce qui m’intéresse, c’est la France. Je n’ai donc absolument aucun problème à ce que mes dirigeants cherchent à obtenir des règles du jeu moins contraignantes pour mon pays que pour les autres. C’est exactement ce qu’a obtenu M Tatcher en son temps et si j’étais britannique, je m’en féliciterai. Reste que bien entendu, de tels arrangements me paraissent à la fois bancaux et improbables : c’est pourquoi nous proposerions, avec Nicolas Dupont-Aignan s’il était élu (et ce qui est quand même très hypothétique), de changer les règles du jeu pour tous ceux qui le souhaitent. Cf. notre programme.

3. La méthode Coué, elle s’applique à mon avis très bien à François Asselineau, qui oublie qu’avant de prétendre pouvoir organiser la sortie de l’UE dans ses modalités juridiques, il faut pouvoir décider politiquement cette sortie, ce qui implique, dans nos pays démocratiques, de convaincre les électeurs.

4. L’alliance avec l’extrême droite serait effectivement, à mon avis, l’un des meilleurs moyens pour sortir de l’UE puisqu’aujourd’hui, le principal parti défendant cette option est situé sur cette case de l’échiquier politique en France.

Pour DLF, cette alliance n’est pas d’actualités puisque notre parti, gaulliste, a des différences majeures sur d’autres sujets que l’Europe avec le FN, notamment sur les questions d’identité, d’immigration et l’économie. En revanche, pour l’UPR, cette question se pose puisque sur les trois critères posés par FA (sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN), le FN défend presque la même chose (sauf pour l’OTAN, dont le FN souhaite uniquement la sortie du commandement militaire intégré).



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