Les entreprises
n’ont aucun moyen de créer par elles-mêmes les emplois qu’elles
offrent : ces emplois ne résultent que de l’observation du mouvement de
leurs commandes, dont, évidemment, elles ne sauraient décider
elles-mêmes, puisqu’elles leur viennent du dehors — c’est-à-dire du bon
vouloir dépensier de leurs clients, ménages ou autres entreprises.
Elles
« opèrent » l’emploi déterminé par la conjoncture. Si on veut de
l’emploi, c’est à la conjoncture qu’il faut s’intéresser, pas aux
entreprises. Mais faire entrer ça dans une tête « socialiste »… Il est
vrai que, parmi le programme chargé des conversions symboliques à
opérer, il y a à défaire l’habitude irréfléchie qui consiste à donner le
Parti socialiste pour la gauche et à donner (très inconsidérément) de
la gauche au Parti socialiste. Alors que, rappelons-le, et il met
d’ailleurs assez d’effort comme ça pour qu’on n’en doute plus et qu’on
puisse l’en « créditer », le Parti socialiste, c’est la droite, mais une
droite complexée. A propos de laquelle, d’ailleurs, du train où vont
les choses, il va bientôt falloir se demander ce qu’il lui reste
exactement de complexes… lire la suite