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Clouz0 4 mai 2015 21:31
Clouz0

Fergus,


Belle réaction que cet article ainsi que l’ensemble de vos commentaires. 
Je ressens comme vous une colère sourde contre l’analyse totalement hors contexte que Todd semble dresser de ces manifestations.
Vous parvenez à rester mesuré et je salue un exploit qui m’aurait été difficile sur la longueur.

Sur un autre plan, de la part de Todd et de certains intervenants, je discerne un immense dépit et une vraie jalousie de constater l’ampleur des manifestations de janvier.
Certains voudraient que le même nombre se lève contre la politique américaine (Maugis) d’autres voudraient que le 1er Mai rencontre le même succès (Wesson) d’autres encore souhaiteraient sûrement que les mêmes foules manifestent contre le barrage de Sivens ou pour n’importe quelle autre cause qui est leur combat personnel acharné.
Le « transversalisme » politique qui était réel dans les 2 manifestations de ma petite ville de province, dérange les militants purs et durs d’une cause exclusive. 
Cet indéniable succès (si l’on peut parler de succès après l’horreur qui a déclenché le mouvement) exaspère ces esprits militants par son ampleur et par la grande diversité des participants.
Il n’y avait que tristesse et retenue ainsi qu’une farouche volonté de défendre nos libertés républicaines et Ils veulent absolument y voir tout ce qu’ils détestent.
Je me suis senti fier d’être français, ce qui n’est pas si souvent le cas, et j’ai apprécié de défiler avec des cocos, des laïcs, et même avec des cathos ou des protestants ou des musulmans (plus rares mais certains sont venus), avec des bourgeois et des prolos, des jeunes et des vieux. 
Un regret : cette union nationale devrait pouvoir être ressentie plus souvent. Nombre de nos problèmes se résoudraient bien plus facilement que par les invectives et les anathèmes que certains esprits intransigeants et haineux enfourchent à la moindre occasion.

Todd déraille complètement. Il est ici une sorte de caricature de l’intellectuel asséché, sans plus d’idéal, et qui éprouve le besoin de faire un ultime contre-pied pour se sentir exister, pour jouir encore de sentir sa pensée enfin redevenue corrosive.



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