@CN46400
Réponse péremptoire et sans intérêt, puisque vous extrapolez mes propos pour me faire dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai nullement accusé les Anglais de traîtrise, j’ai dit que les Français avaient insuffisamment défendu leurs intérêts face à leurs alliés :
« Vous pouviez librement couvrir de boue le chef de
l’Etat et ses ministres, nier effrontément nos engagements
internationaux les plus évidents, désavouer le gouvernement de votre
pays en pleine négociation diplomatique, donner tort à la France devant
l’étranger. Bravo ! C’était de bonne guerre… Mais il vous était défendu
de critiquer la mystique de l’équilibre budgétaire, sous peine d’être
considéré comme un traître et accusé de provoquer des catastrophes… » (Jean Zay, à propos du monétarisme durant les années 30).
A Munich, il était déjà trop tard, les erreurs commises par les Français et les Anglais à ce moment-là sont pour ainsi dire fatales. La seule différence, c’est que les Anglais avaient un fossé rempli de flotte pour les protéger et leur donner le temps de réagir.
Cela n’exonère en rien les responsables français des erreurs majeures qui ont été commises entre 1921 et 1936.