@Claudec
« le petit père des peuples s’est fait baisé »
Depuis 45, les politiciens bourgeois essaient de faire assimiler cette vision, sauf que depuis la chute de l’URSS les archives soviétiques (et allemandes qui avaient été déportées à Moscou en 45) disent le contraire. Depuis 1927, Staline, qui a mis un terme à la NEP, construit, en autarcie, un « socialisme dans un seul pays ». Il pense que la victoire de son « socialisme » sortira d’une explication musclée avec le capitalisme occidental. De Munich, qu’il décode comme les mains libres à l’Est donnée par les « démocraties » à Hitler, il déduit que la moment décisif approche. Dés lors, il n’a qu’un but : affiner ses moyens et sa stratégie qui est déjà arrêtée depuis des années : Koutouzov au goûts du moment.
Le pacte lui permet de reprendre sur le tapis vert les espaces que les polonais usurpent depuis 1920 au détriment des lituaniens, bielorusses et ukrainiens, dont de reculer d’autant le point de départ de la future attaque allemande. Il lui permet aussi de gagner du temps pour déplacer vers l’est son appareil militaro-industriel installé à l’ouest. Hitler, lui aussi, a besoin de temps pour capter , à son service, les appareils militaro industriels occidentaux (anglais et français pour l’essentiel). Le pacte de « non agression » est donc, pour Hitler, comme pour Staline, un pacte de prélude à la guerre. Ils le savent tous les deux et les capitalistes franco-anglais-américains aussi qui y voient l’occasion de purger, une fois encore, l’avenir de l’hypothèse partageuse pour parler comme au 19°siècle. Eux fourniront le matériel et les allemands leur peau....ce ne sera pas long, l’URSS va s’effondrer comme un chateau de cartes....
Hitler table donc sur une offensive éclair, Staline sur une défense élastique. Hitler doit attaquer le plus tôt possible, avant, si possible, que Staline ait fignolé ses nouvelles positions, lequel ne doit donner aucune prise à Hitler pour justifier diplomatiquement son attaque. D’où les consignes de prudence extrême transmises aux divers PC européens que Duclos et Thorez connaissent, mais pas Tillon.
Au plan militaire, Hitler va engager, d’entrée, toute son armée derrière ses troupes d’élites, Staline, qui vient de tester victorieusement ses élites en Extrême-Orient contre les japonnais ne les engagera à l’Ouest que lorsque les nazis, exténués, arriveront devant Moscou. Hitler, comme Staline le dira alors à Churchil, a perdu...