« La religion n’est pas le moteur du jihad »
Le titre n’est certainement pas du juge Trévidic, puisqu’il s’agit d’une
phrase extraite de son interview. Mais aussi de son contexte :
- Avant, nous avions un groupe
puissant en Afghanistan. Aujourd’hui, il est proche de nos frontières. Il y a
aussi la facilité avec laquelle reviennent certains combattants. Et on ne
savait même pas qu’ils étaient partis ! C’est le cas, à vue de nez, pour un
retour sur cinq. Et, depuis un an, on constate de plus en plus de retours.
- Vous affirmez que le jihadisme est devenu «
un phénomène de mode » ?
- Oui. Ceux qui partent faire le
jihad agissent ainsi à 90 % pour des motifs personnels : pour en découdre, pour
l’aventure, pour se venger, parce qu’ils ne trouvent pas leur place dans la
société... Et à 10 % seulement pour des convictions religieuses : l’islam
radical. La religion n’est pas le moteur de ce mouvement et c’est ce qui en
fait sa force.
Il s’agit donc très clairement des djihadistes français ou domiciliés en France. Il fallait que cela fût précisé.