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Elliot 21 août 2015 17:35
Elliot

Quelle belle synthèse ( mais ce beau a quelque chose de conternant ) de toutes les préventions qui prévalent pour dénigrer la Russie, non qu’elle ait jamais été sans reproche, notamment dans les errements qui ont suivi la chute de Gorbatchev et le calamiteux intermède Eltsine, mais enfin, malgré le peu de sympathie que j’éprouve pour Poutine qui me fait penser par de multiples côtés aux esbroufiques Sarkozades qui ont tant été moquées. 

Mais reconnaissons à Poutine d’avoir rétabli la Russie dans son rang, de lui avoir rendu sa fierté et ce rétablissement d’un grand pays qui était en train de sombrer est justement à l’orogine de cette Russophobie organisée par les médias comme le dépeint avec lucidité Jean Mairoboda.

Assez paradoxalement tant que la Russie fut un objet de risée, elle bénéficiait de préjugés très favorables dans la presse   : c’était quasi le grand rêve gaullien d’un territoire apaisé de l’Atlantique à l’Oural qui prenait enfin corps, avec la Russie comme éternel homme convalescent de l’Europe, sympathique mais impotent..

On acheva de démembrer pour le grand bien de toutes les victimes de la guerre civile la Yougoslavie et l’élargissement de l’UE vers l’Est ( et maintenant toute honte bue de l’Otan ) se fit dans un esprit d’humiliation de l’ancienne puissance soviétique.

La solidarité était surtout truffée d’arrière-pensées nauséeuses

L’Ukraine donnée en pâture aux néo-nazis est le point d’orgue de cette dérive où la Russie redevient l’ennemi dès lors qu’elle refuse de se coucher.



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