@Antenor
Je note votre observation sur la doctrine gauloise qui écarterait pour une question de doctrine religieuse, l’argument de statuaire de pierre comme inhérente aux civilisation qui savaient exploiter les carrières. Ce qui ferait des gaulois la première civilisation connue détenant la technique mais ne la pratiquant pas ! Je veux dire par là que si on part des deux postulats 1/ que les gaulois savaient extraire la pierre et 2/ que celui qui sait l’extraire sait la sculpter, il est étonnant qu’ils n’aient pas développé un art de sculpture original dont on trouverai des traces, (autels, linteaux de porte ouvragés, margelles de puits, etc)
Ainsi les musulmans qui, comme les gaulois, n’aiment pas la représentation du Dieu en particulier et d’êtres vivants en général, ont tout de même développé un art de la sculpture en arabesques. Les premiers musulmans ayant bien sûr appris l’extraction, la taille et la construction en pierre auprès des empires Perses, des Romains d’Orient et des Egyptiens qu’ils conquirent dès le 7ème siècle.
Sans compter l’absence de carrière nécessaire à tout grand projet, l’absence de pierres sculptées d’une manière ou d’une autre ne plaide pas pour la théorie d’une forteresse de pierres taillées bâtie par les gaulois à Gergovie avant l’invasion romaine. Nonobstant, l’Auvergne et ses concrétions géologiques produisent en effet suffisamment de pierres dite sèches, qu’on ramasse, pour bâtir les contreforts solides et infranchissables d’une grande citée aussi rustique soit-elle, et sur lesquels ont peu donc élever des palissades et des tours en troncs d’arbres pour lui donner la dimension réelle d’une forteresse inexpugnable contre une armée mal préparée ou pas assez nombreuse, ou divisée comme celle de César avec le problème de la défaillance des Eudiens au court de la bataille. Le fait est qu’Alésia aussi était bien fortifiée au point que César gagna la bataille par le siège et dans la plaine, mais sans assaut possible de la citadelle d’Alésia. Et ce sont pour le coup les gaulois qui ont eu des problèmes d’alliance et de coordination des secours et qui perdirent la bataille.
Mais je suis de ceux qui savent que toutes les hypothèses doivent rester ouvertes et accueillies avec considération, car l’histoire en général et l’archéologie en particulier fourmillent encore de mille surprises ! C’est pour ça qu’il faut toujours rester humble dans ses affirmations.