Bonjour l’auteur,
C’est une analyse qui sonne assez juste, et effectivement parier sur un projet tel qu’un remplaçant du South Stream en Grèce implique une stabilité politique qui n’existe pas dans ce pays. On ne sait pas quel sera le prochain parti qui « gouvernera » a la Grèce, mais on sait déjà le programme qu’il va appliquer.
Par contre, les Russes ont signé un MOU avec les Allemands (et en fait les pays du Nord Europe) concernant le doublement de la capacité du North Stream, et qui a positivement rendu furieux au moins 3 pays fortement Russophobes : la Pologne et la Slovaquie qui sont évités par le nouveau tracé, mais également l’Ukraine qui obtient là une confirmation de l’abandon de son infrastructure par les Russes.
Pire, cet accord mets également en porte à faux les pays du Sud de l’Europe, qui n’auront pas de sécurité énergétique tant que le South Stream ou équivalent ne sera pas construit - ou alors que Bashar Al Assad ne sera pas viré pour que le Qatar puisse enfin y faire passer son pipeline (ce qui est d’ailleurs l’objet véritable de l’acharnement occidental contre la Syrie). Bref, si on commence à avoir des pénuries au Sud pendant que au Nord on s’est assuré ses fournitures, ça va singulièrement compliquer la « Solidarité Européenne ».