Le problème des surdoués, terme que je n’emploie pas à mon encontre, c’est d’être systématiquement mis au banc de la société du commun des mortels.
Et s’adapter n’est pas facile.
Je suis rentré à l’école primaire à six ans (c’était le minimum au début des années soixante) avec le bagage de savoir lire, écrire et compter. Autodidacte, je précise. Un peu maman aussi !!
Malheur de moi, j’étais passionné par les livres d’école de ma grande soeur qui passait son Certificat d’Etudes. Dont certains des titulaires de l’époque planteraient allègrement un bachelier d’aujourd’hui sur certains points...
Mais comme j’écrivais en lettres d’imprimeries, ça a commencé trés mal pour moi.
En plus, bien sûr, premier de la classe pendant toute la primaire, j’ai attiré toutes les rancoeurs et les railleries sans rien y pouvoir !!
La dernière connerie, je l’ai fait en 1971.
Major du concours d’entrée de l’école technique militaire de Saintes(1800 candidats !!)
Là, j’ai été définitivement guéri d’être le premier.
La décence m’interdit de décrire tout ce qui m’est arrivé pendant deux mois...
Mais pas un surdoué du tout.
Juste un peu plus de mémoire générale. Je retenais tout, du moment que j’avais compris.
Mais, si vous n’avez pas de parents avec un bon compte en banque pour aider derrière, ça ne vaut pas un clou. On est en France.