@ Julie
Tu n’es pas née encore.
Comme tu peux le remarquer, dans le récit de l’histoire vécue de Julie-la-mimi, la maman est réduite à l’état de circonstance purement factuelle tandis que le père... Serait-ce que le père a bouffé tout l’espace au point d’être omniprésent ? En exigeant, par exemple, et il est difficile d’être à la hauteur ? Ou bien en vertu d’une mécanique vicieuse, on voudrait se faire aimer, être aimée et on est prêt à tous les sacrifices pour cela, même au renoncement de soi-même. Le père qui récompense châtie bien également, ça tombe sus le sens, non ?
Ton mantra ’je suis surdouée’ ne serait-il pas une sorte de tour de passe passe dilatoire, l’explication universelle avec laquelle tu justifies d’une part l’espérance placée en toi et d’autre part ton échec dans la confrontation avec le réel ?
La sortie ne consiste pas à revivre la chose autrement à travers l’enfant, même et souvent malgré soi (inconsciemment), non, elle ne consiste pas à refaire. L’enfant est une aube nouvelle, il devrait toujours le rester, ce qui est difficile quand on est soi-même le jouet des choses.
Non, la sortie consiste en cet axiome : ’tue-le’, symboliquement s’entend. Et par ’tuer’, il ne s’agit aucunement d’aller à l’encontre mais d’effacer. Cela ne rime à rien d’obéir, ’j’ai fait tout ce qu’on m’a dit de faire, cela m’a mené à l’échec’ ; pas davantage à désobéir par principe car le centre de gravité est toujours le même.
Au fond, pourquoi ne pas devenir soi le centre de gravité et être soi-même une aube nouvelle ? Faire les choses pour soi et non en fonction de valeurs qui ne sont pas innées mais qui nous sont inculquées et donc viennent de dehors et de tiers.
Sinon, eh bien, c’est reparti pour un nouveau tour de pousse-pousse. Ca grise au départ mais on finit par vomir à la longue.
Un petit air d’encouragement - a place called home, j’écoutais ça ce matin encore, je la kiffe grave celle-là de singerin :
https://www.youtube.com/watch?v=ZnXCJD7qScE