La notion de bien et de
mal en matière de politique revêt un tout autre sens que celui
qu’un simple citoyen pourrait adopter en tant que démarcation pour
guider sa vie de tous les jours.
Bien que la somme de tous nos
comportements et jugements constituent aussi et seulement notre
société, on ne peut en effet se dissocier des actions, voir
exactions de son propre gouvernement, et cet article a cet égard,
sonne juste.
Maintenant dessiner a la craie sur le sol, le camp du
bien et du mal me semble être une tentative avortée au départ,
L’histoire a ses raisons, soubresauts et raisons que la morale
ignore, c est d autant plus vrai que les grands philosophes ont tjrs
dissocie la morale politique des traités sur la morale tout
court.
Cela n absout en rien les pouvoirs politiques et les laisse
libres de toute action,
Mais ... a la lumière d’une pièce de
théâtre comme ’le diable et le bon dieu’ (JP Sartres) on entrevoit
que le bien ne se résume pas forcement a une intention, voir
combattre le mal, voir que de ne pas faire bien peut se solder a
engendrer le bien et vice-versa, voir est-ce mal de ne pas faire le
bien, considération qui s’appliquerait plutôt a l individu ?
Je
comprends bien que je joue le rôle de l avocat du diable, mais si l
on songe au manichéisme, et la période obscure de l inquisition qui
l illustre a merveille, probablement cela nous incite a beaucoup plus
de vigilance et nuances dans nos jugements, voir juger les actes,
mais ni les hommes et sociétés. Tout humain ou super puissance se
revêtira toujours de la légitimité qu il œuvre pour le bien car
dans le camp du bien, justifiant toujours un mal pour lutter contre
le mal, finalement c est un moindre mal.
En matière de droits
internationales je ne retiendrais que le droit des peuples a disposer
d’eux mêmes, interdisant toute intervention extérieure, voir mais
celles visant a appuyer les gouvernements ’légaux’ ou en place. Mon
sentiment est que la démocratie, enfin j ai bien conscience, ce qu
il en reste, ne s’impose jamais, encore moins par la force, mais doit
se gagner par les peuples.
Peuple qui oublie que cette même
démocratie reste un combat de tous les jours et de tous les hommes,
dont la lâcheté et confort de penser dans son salon, en sont les
ennemis.
L’action de Putin en Syrie
reste condamnable de mon point de vue, mais son bien fonde tout a
fait justifiable, au vue que la Syrie en tant que pays a été
volatilisée.