« ESCLAVAGE : on va quand même pas le rétablir ? »
Non, et pour une raison fort simple : l’esclavage est une forme d’organisation du travail adaptée à la terre et à la logique des sociétés agricoles, pas du tout à l’industrialisation qui nécessite la disponibilité d’une main d’oeuvre mobile (et maintenant délocalisable).
« Si l’énergie et la technologie permettent une meilleur productivité, cela ne remplace pas la main d’œuvre, du moins pas complètement, pour cela il faut encore attendre la prochaine révolution robotique. »
Rassurez-vous, le développement robotique est déjà bien avancé : son évolution étant exponentielle, il ne faudra plus attendre bnien longtemps avant que l’essentiel des tâches soit automatisé et informatisé. Tout dépend de la balance entre coût de la main d’oeuvre, coût de l’automatisation et de l’énergie. Tant que la main d’oeuvre reste moins chère, il restera quelques emplois à pourvoir.
« Demain nos enfants nous demanderons où nous étions quand une succession de gouvernements ont mis en place le travail obligatoire et gratuit ou mis fin à la sécurité sociale, etc… »
Bel optimisme ! La réduction massive du pouvoir d’achat implique la fin du compromis consumériste. Quant au « prolétariat » traditionnel, l’automatisation des tâches achève de le dissoudre dans une foule anonyme, « quart-mondisée » et sans tradition ouvrière d’emplois et qualifications précaires, condamnée aux galères de la survie au gré des débrouilles individuelles.
En fait, nos enfants auront bien d’autres soucis - en premier la survie - et ne demanderont rien de tout çà, encore moins à leurs parents ringardisés !
Une éducation réadaptée et la lobotomisation par mass-medias et internet les formateront - et formatent déjà - aux réponses du pouvoir avant même que les bonnes questions ne soient posées, toute dissidence sera « tracée » et d’une manière ou de l’autre neutralisée avant même de constituer un danger.
L’Internationale a laissé place à la Mondialisation : « Du passé faisons table » dans sa version 2.0, sans « peuple » derrière et encore moins « debout » !
Du fait même de l’insatiable avidité de ces « maîtres » du monde aveugles à toute autre notion que le profit immédiat au point de scier la branche sur laquelle ils se tiennent, notre seul espoir réside en fait dans l’écroulement rapide de tout ce système économique et qui s’avère chaque jour plus instable !
Cà a déjà démarré, le terme approche : confiance !
Plutôt que protéger les derniers « acquis » sociaux de la vague qui les balayera de toute façon, cela nous permettra de construire tout autre chose, mieux si possible ! 