’’....Cette motivation devint une constante du discours de l’Etat d’Israël
après sa création. Elle explique l’importance extraordinaire accordée au
mufti par Yad Vashem, le mémorial de la Shoah, à Jérusalem. Tom Segev a
noté que le mur qui lui est consacré cherche à donner l’impression
d’une convergence entre le projet génocidaire antisémite du nazisme et
l’hostilité arabe à Israël [6].
Peter Novick a relevé, de son côté, que l’article sur le mufti dans l’Encyclopedia of the Holocaust,
publiée en association avec Yad Vashem, est beaucoup plus long que les
textes sur Heinrich Himmler, Reinhard Heydrich, Joseph Goebbels ou Adolf
Eichmann, et n’est dépassé — de peu — que par l’article sur Adolf
Hitler [7].
Avec la flambée de racisme anti-arabe et d’islamophobie depuis les
attentats du 11 septembre 2001, on a assisté à une prolifération de
publications visant à établir que les Juifs étaient confrontés en
Palestine, en 1948, à une menace de génocide.....’’