’’....Réponses arabes
En réaction à l’exploitation
par Tel-Aviv de la mémoire de la Shoah et pour légitimer les aspirations
palestiniennes, deux tendances contradictoires se sont développées du
côté arabe : d’une part, la comparaison des agissements d’Israël au
nazisme, réciproque arabe de la tradition israélienne fort ancienne
consistant à comparer divers Palestiniens et Arabes aux nazis ; d’autre
part, la négation de la Shoah.
Le fait que nombre de personnes
dans le monde arabe puissent combiner ces deux discours contradictoires —
l’un tenant le nazisme pour l’étalon suprême du mal, l’autre impliquant
qu’il est moins criminel qu’on ne le prétend — l’indique clairement :
il s’agit là d’une tentative de compenser par un recours à la violence
symbolique l’impuissance à riposter efficacement à la violence réelle.
C’est la montée de ce négationnisme réactif et émotionnel que le
président iranien Mahmoud Ahmadinejad tente d’exploiter dans sa
concurrence avec le royaume saoudien pour gagner la sympathie de l’islam
sunnite arabe.....’’