Mon chat est mort il a environ un an, empoisonné par un voisin qui en avait assez de se faire gratter la platebande et de se faire faner les fleurs.
Il avait sept ans, beau chat roux en pleine force de l’age, avec des joues rondes comme des pommes.
Je l’ai eu tout petit, il avait à peine deux mois, tout juste sevré, à tel point que je me demandais si sa mère n’allait pas lui manquer pour de bon.
Il ne m’a jamais quitté, sauf pour ses promenades nocturnes à la minette desquelles il revenait toujours.
Ce jour là il s’est arrêté à quelques mètres de la porte d’entrée.
On voyait bien à ses pattes avant tendues qu’il avait tenté un dernier effort pour avancer un peu encore en vain.
J’en ai eu le cœur meurtri et ma peine est encore vive.
J’ai retrouvé dans votre description tout ce qui avait fait le charme de cette relation et j’en avais les larmes aux yeux.
Ah ! les embuscades derrière la porte, les coups de pattes et les câlins du soir.
Et tout le reste.
Mais je n’ai pas déménagé et je ne pense pas partir de sitôt. Alors je n’aurai pas d’autre compagnon, il risquerait de me survivre.
Merci pour ce joli témoignage animalier, rare sur le site.