J’espère, Simple citoyenne, que, pour rester en parfaite cohérence avec vos propos, vous n’avez jamais, et n’utiliserez jamais, des médicaments qui ont été mis au point avec des tests in vivo.
Bon, cela va réduire votre arsenal thérapeutique à pratiquement zéro, il faudra que vous fassiez avec. Mais quelque chose me dit que, si le besoin se présente, vous passerez par dessus toutes vos théories pour sauver votre vie.
Bien entendu, au sujet des études de nouveaux médicaments, et plus spécialement des études en phase 1, il faut se prémunir de toute dérive mercantile et que la loi soit, non seulement claire à ce sujet, mais parfaitement appliquée et dans toute sa rigueur.
Savez-vous qu’une grande partie des premiers essais en phase 1 se font sur des volontaires, non rémunérés, les chimistes, biologistes, médecins, etc, qui participent au développement d’une nouvelle molécule ? Ce fut mon cas, à deux reprises, j’étais volontaire et parfaitement conscient de ce que je faisais.
Cela ne m’a pas empêché d’avoir une vie normale, de faire beaucoup de sport et d’avoir, à près de 74 ans une vie encore active et en bonne forme pour mon âge (selon mon médecin, 30 % de capacité en plus que la moyenne de mon âge).
Oui, il peut arriver des accidents lors de ces essais, c’est regrettable, c’est dramatique, mais ces essais sont indispensables. De toute façon, le risque de se prendre platane ou un conducteur aviné en circulant en voiture est infiniment plus grand que le risque d’avoir un problème lors de l’un de ces tests.
Je termine en précisant que je ne suis en rien lié avec un quelconque labo (cela fait plus de 46 ans que j’ai quitté ce domaine) et qu’il me paraîtrait souhaitable que ces essais soit fait dans un cadre public et non privé, par exemple en faculté.