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Ar zen 26 janvier 2016 19:38
Legestr glaz

@petit gibus

Je connais parfaitement bien le sujet des femmes violentées, probablement sur ce fil, je suis sans doute l’un de ceux qui en a le plus rencontrées.

Sur une longue période, comme celle vécue par Mme Sauvage, il n’est guère possible de se taire. Il y a autre chose. Puisque le mari est mort, on ne le saura jamais. Comme je l’ai écrit dans un autre post, Mme Sauvage pouvait très bien supporter les violences conjugales, cela la concernait. Mais quand il s’agit de laisser ses filles aux griffes du mari qui les violait, ceci dénote quand même d’une faiblesse coupable. Considérez donc l’affaire sous cet angle. Comment peut-on imaginer une mère laissant ses filles à la merci d’un homme, son mari, qui va les violer ? Non, elle prend ses filles par la main et elle s’en va chercher refuge chez des amis ou dans de la famille, que sais-je, et elle dénonce les faits. Emprise psychologique ou pas, la vie des enfants commande tout.

J’insiste sur le fait que personne sur ce fil ne connait le fond du dossier. C’est terrible d’accuser sans preuve le jury ou plutôt les jurys. Il y a des éléments que vous ne connaissez pas qui ont été pris en compte dans l’examen des preuves et des circonstances atténuantes.

Je ne vais pas écrire que je me réjouis de la condamnation à 10 ans de cette femme. Mais les circonstances de l’affaire ont été appréciées de cette manière par la cour et le jury. Deux cours d’Assises distinctes ont abouti au même verdict.

Je m’aperçois que sur ce fil peu de gens ont connaissance du fonctionnement de la justice et ce que l’on doit attendre d’elle. Je ne vois fleurir que des impressions. Un cour d’Assises ce n’est pas « faîtes entrer l’accusé ». Les parties techniques et juridiques sont les grandes absentes de cette discussion. Nous restons plantés sur de l’émotionnel et non sur du factuel.



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