@nofutur
le progrès, ce n’est pas l’amélioration des conditions de vie des salariés (ex : le management paternaliste). Le progrès, c’est la remise en cause de la propriété privée des moyens de production.
Le management paternaliste, qui vise à améliorer les conditions de vie des travailleurs, est impossible dans un Capitalisme arrivé à maturité, où le taux de profit des entreprises est presque nul. Celles-ci sont obligées de compresser le salarié au maximum : il n’y a aucune alternative possible. Mais quand bien même ce serait le cas, comme au début du 20ème siècle, ce management respectueux de l’employé et visant à améliorer ses conditions de vie est profondément réactionnaire : il assoit le pouvoir absolu de la bureaucratie privée sur le contrôle de l’appareil de production. Dans le manaegment paternaliste, le salarié a une vie confortable, mais il n’a pas son mot à dire.
Le management lean est un management de crise : il tente par tous les moyens de permettre à l’entreprise de survire dans un contexte de taux de profit très faible. Le management lean est donc obligé de recourir à la méthode de production la plus efficace : donner le contrôle de l’appareil de production aux salariés eux-mêmes. En cela, le management lean remet en cause la propriété privée des moyens de production.
C’est exactement le même raisonnement qui permet de comprendre que les syndicats français (CGT & co) sont des syndicats réactionnaires (ils ne visent QUE L’amélioration des conditions de vie du travailleur), alors que les syndicats allemands sont progressistes (ils affaiblissent la propriété privée bourgeoisie, ils mettent le salarié au coeur du processus de décision concernant l’appareil de production).