Ce qui fait les bonnes réformes
c’est quand la classe populaire montre les dents. En fait, les partis
institutionnels n’ont pas envie de grands mouvements populaires qui
s’émanciperaient de leurs tutelles, et il faut se souvenir que les
grandes avancées sociales, notamment en 36, ont été arrachées par la
lutte, et non par la volonté d’un gouvernement, fût-il de gauche.
La démocratie du système,
telle qu’elle est, est en crise car elle produit sans cesse des
politiques à l’image de la classe dominante. Tant que l’on accepte cet
état de fait, il devient très compliqué de se battre contre les
politiques menées par les gestionnaires de l’état bourgeois. Il faut
construire une autre forme de légitimité démocratique, celle du bas
vers le haut, celle du contrôle populaire permanent, celle qui fait les
vraies unités et qui construit des outils de résistance réels. Le
pouvoir des travailleurs et l’auto organisation de la classe populaire,
sont les conditions d’un véritable changement, bien au delà de toute
alliance et magouillage politique, de quelque nature qu’ils soient.... voir ici