Bonjour Olivier,
Il y a eu des abus, aussi bien de la part des salariés que des syndicats... Ceci expliquant en partie cela...
Quand on dit Entreprise, il faut penser aussi pme...
et petite ma boite l’était (deux employés en CDI, quelques cdd occasionnellement).. de taille familiale.. une ambiance bonne enfant (chandeleur, galette des rois fêtées avec les employés), responsabilisation de ceux ci... (Un commercial, un graphiste -syndiqué mais je n’y voyais pas là source de problèmes) - 35 heures pour eux, 60 pour ma pomme le plus souvent voir plus... Salaire équivalent (on se doit d’investir pour rester concurrentiel ou du moins tenter de l’être)
Les années passent dans la bonne humeur puis malheureusement se terminèrent en cessation d’activité...
Saisie du matériel, de ma voiture, de mon sl... euh :), fermeture du local... L’équivalent de deux mois de salaire pour me retourner, droit aux assedic pour les salariés licenciés dans les règles (licenciement économique donc). Ma pomme et ses mômes : le grand saut dans l’inconnu...
Le tout bien éprouvant (le mot est faible)
Et c’est à ce moment là que je suis tombée des nues...
Dés l’aurore la veille donc de la mise aux enchères du matériel de l’entreprise, de la remise des clefs du local, l’un de ces braves garçons arriva accompagné d’une caricature de syndicaliste, qui de go, en guise de salutations, s’empressa de m’aboyer dessus, exigeant la poursuite de mon activité (hahaha !) et du contrat donc qui me liait à son adhérent...
J’eus droit aussi à la convocation aux prudhommes de la part du second... qui s’était mis en tête de me demander moultes compensations, un ordinateur portable (? !), une voiture pour compenser l’usure de la sienne (et les frais kilométriques c’est pour quoi ?) Bref un beau moment surréaliste qui se termina par un exposé chiffré inversement proportionnel aux prétentions du lascar, qui indifférent à mon désarroi, s’était mis en tête de me presser comme un citron...
La chose entre temps était semble t’il devenu un sport national... Tel employé de pme après des années passées dans l’entreprise sans revendication aucune, se sentant soudainement exploité, non rémunéré à sa juste valeur et j’en passe....
Evidemment, cette propension à prendre leurs employeurs pour des c.ons, rendit ceux ci méfiants... Certains artisans, petits commerçants, d’ailleurs se refusèrent à recourir à l’embauche préférant se contenter d’un moindre chiffre d’affaire.
Mais bon, on le sait, « les patrons sont tous des salauds ! » (Combien de fois ne l’ai je pas entendu ?)