Les mots manquent pour qualifier ces actes qui sont une atteinte pure et simple à l’intégrité physique d’un individu, quel qu’il soit, excision ou circoncision et je ne pense pas qu’une quelconque justification tribale ou religieuse puisse les cautionner ni les autoriser.
Peut être serait-il bon, par honnêteté, de demander, avant de les pratiquer, l’assentiment du patient et pour cela attendre sa majorité, au moins intellectuelle.
Je me rappelle, dans les années 70, d’une circulaire à l’initiative d’Annie Lesur, médecin et secrétaire d’état au cabinet Haby, qui devant la recrudescence de l’immigration subsaharienne, demandait aux directeurs d’établissements de primaire et de maternelle de signaler les faits, (Excision et infibulation) autant que faire se pourrait.
Les raisons en étaient l’abrutissement et les difficultés d’intégration des femmes musulmanes dues à cette pratique et aussi, naturellement la barbarie et la castration physique et psychologique de l’acte.
A cette époque personne ne savait vraiment en quoi consistaient ces opérations souvent faites dans les pires conditions et nous en avions été violemment interpelés et terriblement choqués au vu des exemples et des descriptions sans concession.
L’OMS prétextait ne pouvoir intervenir en raison d’une hiérarchie matriarcale séculaire, dirigée par des Matrones exerçant avec l’assentiment des chefs de villages même en France, et qui aurait pu aller à l’encontre de l’aide sociale de ces populations en vue de leur émancipation.
Ce que je crois, au vu des enjeux politiques en Afrique.
Un demi siècle après, le problème reste posé et il y a peu de chance, devant l’amplitude et la pression démographique et sociale exercés par l’islam, que celui-ci ne régresse.
En bon 68tard attardé et féministe, je regrette, plus que vivement, que ces pratiques soient encore d’actualité.