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wesson 7 mars 2016 12:28
wesson

Bonjour Fergus, 

j’ai bien peur que votre article finalement ne s’intéresse que à la forme de ce qui se passe, au cas particulier du GOP, mais pas au fond, et qui concerne l’Amérique du Nord.

Le fond, tant du coté républicain que Démocrate, c’est le rejet d’un système politique verrouillé, et surtout identifié comme totalement sclérosé. Ce sont bel et bien les candidats des appareils qui se font rejeter, avec tout le lot d’intrigues de court en coulisse dont les gens commencent à comprendre les effets réels sur leur vie. Et c’est d’autant plus remarquable aux états-unis, ou l’art de la propagande théorisé depuis déjà un siècle a été poussé à des degrés absolument remarquables.

Je passe sur la « vulgarité » d’un Trump qui est largement en dessous de celle du prix Nobel de la paix décerné à un Obama qui au final déclenchera plus de conflits que son prédécesseur (et n’as toujours en pratique pas fait grand chose pour fermer Guantanamo). Une campagne électorale, spécialement Nord-Américaine, c’est toujours l’occasion du populisme, de la surenchère, et de la vulgarité. Cette campagne ne se démarque pas des précédentes dans ce domaine. 

Pour moi, la chose importante est que le peuple Américain est en passe de décider que ça se passera entre les 2 trublion de la campagne : Trump ou Sanders. Si ils ne le font pas, en qualifiant par exemple Clinton, et en l’élisant peut-être ensuite, vous avez la garantie que tant du coté GOP que du coté démocrate, tout sera fait pour que une telle chose ne se reproduise plus jamais. Ils vont se débrouiller pour que d’une manière ou d’une autre, les prétendants possibles à l’investiture ne puissent être que les personnes du sérail, c’est à dire ceux qui ont été dûment achetés, et qui à ce titre là ne représente plus aucun danger de changement véritable.

Ce n’est pas non plus que je soit totalement naïf du peu de marge de manœuvre réelle dont disposeraient tant Trump que Sanders, avec une chambre qui leur serait essentiellement hostiles. Toutefois tant l’un que l’autre si ils arrivent à l’investiture malgré l’hostilité de leur propre formation, ils sauront peut-être la modifier en profondeur. A voir d’ailleurs ce que Corbyn est en train de faire au parti travailliste en Angleterre, qui me parait intéressant et pourrait donner des résultats à terme.


En attendant et pour revenir au sujet, trop habitué à déminer la propagande qui s’adresse à moi, je ne m’arrêtes pas au déclarations à l’emporte-pièce de Trump (ou même de Sanders), et attends de voir pour juger sur pièce. Quand à considérer tant pour les républicains que pour les démocrates ils se livrent à une intrigue de court visant à qualifier de force une personne qui n’as pas reçu l’aval majoritaire de leur base militante et sympathisante, c’est un truc à vous fusiller un parti. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne m’inquiète pas des super délégués démocrates qui à l’heure actuelle sont tous pour Clinton. Si Sanders continue à gagner des états importants avec une avance à 2 chiffres, les super délégués changeront d’alliance, comme ils l’ont fait d’ailleurs avec Obama lors de la précédente primaire.



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