En marge de cet article, par
rapport à la décision de POUTINE d’amorcer un retrait en Syrie, deux ou trois observations :
Il ne
faut pas négliger la politique intérieure Russe. Pour ce que valent les
sondages effectués en Russie, ils montrent tout de même qu’une proportion
élevée de citoyens n’approuvent pas l’opération syrienne ou, en tout cas, en
craignent les retombées. Le souvenir de Afghanistan est toujours présent, entre
1979 et 1989, le retour de milliers de corps de soldats tués au combat ou
tombés dans une embuscade. Mais il faut aussi relativiser la décision Russe de
se retirer, ce n’est qu’un retrait partiel qui permet à POUTINE de
présenter son intervention aux Russes comme une victoire politique en
évitant de donner l’impression à ses concitoyens de l’enlisement. Sans
doute que l’annonce du 14 mars peut aussi être interprétée comme une
nouvelle main tendue aux Occidentaux, POUTINE en a fait régulièrement par
le passé. Il peut aussi vouloir montrer que son jeu syrien n’est pas
strictement militaire mais que sa volonté de rechercher un accord politique
international est sincère, quitte à revenir dans la mêlée avec plus de force.