Ma grand tante est partie du cancer de la langue... (généralement reconnu comme étant un cancer du fumeur, mais bon elle n’a jamais fumé ni été exposée au tabagisme)
Celui ci s’est déclenché lorsqu’elle a perdu sa seconde fille... Elle avait fait face à ce décès avec ce que l’on appele « une grande dignité »...« ravalant » sa peine afin de ne pas incommoder son entourage, comme il sied dans nos sociétés ou l’expression du malheur n’a pas vraiment sa place...
(Allez pleurer tout votre saoul aux enterrements d’amis chers et voyez comme on vous regarde, vous qui hoquetez, pleine de morve (jamais assez de kleenex), laissant ce gémissement qui vous serre la poitrine sortir...) « non mais quelle indécence ! ;)
Telle jeune fille, d’une famille d’enseignants qui par fidélité au milieu familial ou par crainte de devenir le mouton noir de la famille, avec beaucoup de difficultés s’obstina à suivre cette voie qui ne lui plaisait pas, ne lui convenait pas jusqu’à ce qu’une leucémie l’emporte....
Telle femme que son mari »sa raison de vivre« quitta brutalement pour une autre, déclarant quelques mois après un cancer du sein, fatal malgré chimio, rayons etc...
Récemment dans mon entourage un taiseux (introverti), qui par fidélité au clan ( ashkenaze), renonca à son grand amour, une goy.. et qui fut emporté en 7 jours (ah la symbolique du 7) d’un cancer foudroyant...
Lequel grand amour lui envoya (selon ses mots) »un tweet assassin« , qui précéda le diagnostic médical de »tu meurs"...
Evidemment rien ne peut se produire si les mots ne trouvent échos dans celui qui les reçoit..
dont on s’efforcera de traiter la dimension physique... (l’humain réduit à ses organes, à son métabolisme)
Mais l’humain ce n’est pas que cela.