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Samson 4 avril 2016 19:19
Samson

« Nous sommes bien loin de ce qu’espéraient pour nous les « anciens » : eux qui croyaient qu’avec le développement de la technologie ces mêmes robots -qui nous font si peur aujourd’hui- nous libéreraient du travail… »

Plutôt que nous libérer du « travail », les robots libèrent le processus de production de l’essentiel de sa charge en main d’œuvre. Mais lorsque la robotisation et l’informatisation des tâches se substituent massivement au travail humain, il est logique d’en partager les bénéfices, et de ne plus conditionner les ressources des gens à un emploi en voie de disparition rapide.

Tout le discours politique et économique prétendant à la restauration d’un improbable plein-emploi - par l’accroissement de la compétitivité, l’allègement des charges sur la production, l’augmentation des horaires de travail, le report de l’âge de la retraite, la réduction des dépenses publiques, ... - relève en fait de l’arnaque pure et simple car tout allègement des charges sur la production ne fait qu’amplifier le cercle vicieux : il favorise prioritairement une concentration encore accrue des profits dégagés par les multinationales, et par là leur réinvestissement dans l’accélération des processus d’automatisation et d’informatisation de la production qui accroît encore leur énorme avantage compétitif. Face à ce rouleau compresseur mondialisé mis en place avec la complicité de nos gouvernants, aucun travailleur, aucun artisan, aucune PME européenne ou autre ne sera à terme capable de résister et, après les classes populaires, ce sera au tour des classes moyennes de se retrouver elles-aussi inéluctablement broyées et laminées.

Informaticien au chômage, ce ne sont pas les robots qui me font peur, mais l’esclavage et la misère auxquels nous vouent ceux qui les détiennent et en confisquent à leur seul profit les bénéfices.



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