"S’il faut remercier les
journalistes pour ce travail d’investigation qui fait honneur à leur
métier."
On se souviendra de la méthode des
« héros » du Watergate. Elle consistait à passer son temps, le cul dans
un fauteuil Chesterfield, un Romeo y Julieta entre l’index
et le majeur de la main gauche, et un verre de Highland Park 25 years dans la main droite, à attendre qu’un certain William Mark Felt leur
téléphone, pour se venger d’un refus de promotion ...
Il n’y a pas besoin d’être un adepte du conspirationnisme pour comprendre
que derrière tous les scandales de quelque importance reposant sur la
dénonciation, de l’affaire Festina au Panama Papers, en passant par Cahuzac et
cent autres de moindre retentissement, il y a un fournisseur d’informations travaillant pour son propre compte ou pour celui d’un commanditaire.
Alors, le journaliste d’investigation, virtuose du rossignol, du passe partout
et du chalumeau oxhydrique, captain Kidd du web, champion de l’escalade
urbaine, forçant tiroirs et dépucelant coffios, sur la base des informations
recueillies par des micros directionnels braqués sur la table à dessous, à part
quelques jobards, plus personne n’y croit.