Vous êtes en plein
Houellebecq en ce moment. Très ennuyeux ce roman, il ne se passe rien…
Pour tous ceux qui
voudraient faire passer Houellebecq pour un visionnaire, subversif et incompris
genre Céline, il serait tout de même bon de rappeler que c’est avant tout un
gros beauf sarkozyste. En 2008, dans Ennemis publics, son livre de
correspondance avec Bernard-Henri Lévy, il écrivait : « Moi, il me
fait plutôt bonne impression. Je n’ai pas l’impression que ce soit un cynique,
il fait ce qui lui paraît le mieux pour la France ; et, surtout, il
applique le programme pour lequel il a été élu. » (p. 209). Dans La Carte
et le Territoire, en 2010, en plein sarkozysme, aucune mention à la situation politique,
à part cette simple phrase : « Jean-Pierre Martin approuvait dans l’ensemble
la manière dont été dirigé le pays, et son fils [Jed, le héros du roman] n’avait
pas d’opinion. » (p. 22). Enfin, dans Soumission, une seule mention à
Sarkozy : « Selon elle, les choses allaient rapidement s’arranger en France
(…). Elle avait même réussi à se persuader que Nicolas Sarkozy allait faire son
retour dans le jeu politique, et être accueilli comme un sauveur. » (p.
116). Au moins les choses sont claires, et on ne peut pas reprocher à
Houellebecq de varier dans ses admirations politiques !