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Alren 7 mai 2016 13:09
Alren

@BlueMan

L’expérience montre que si le transfert de technologie consiste à dévoiler les plans de fabrication d’un produit de très haute technologie comme dans le cas des avions ou des sous-marins, ce n’est pas suffisant pour que ceux qui reçoivent ces plans puissent reproduire avec la même qualité le dit produit.

L’exemple historique le plus frappant fut l’échec des soviétiques à fabriquer un concurrent de Concorde alors que l’espionnage leur avait fourni tous les plans de l’appareil franco-britannique.

Le Tupolev 144 vibrait à vitesse supersonique du fait de turbulences se produisant sur l’extrados de ses ailes qui n’avaient pas la subtilité de celles du Concorde profilées savamment au dixième de millimètre après des milliers d’heures d’étude en soufflerie dont s’étaient dispensés les Russes.

Les écoulements d’air sur l’extrados des ailes du Concorde restaient laminaires à vitesse supersonique et l’avion ne vibrait pas. C’était un exploit, vu leur taille, réalisé par les ingénieurs français seuls.

Les Russes n’ont pas su reproduire l’aile ogivale du Concorde, dont le dessin s’appuyait sur la longue expérience acquise avec l’aile delta du Mirage III. Et ils ont dû ajouter un plan canard sous la cabine de pilotage pour cabrer suffisamment l’appareil afin qu’il puisse décoller à une vitesse raisonnable, dispositif que les concepteurs du Concorde aveint soigneusement évité.

Ce machin qui devait être mobile, car à haute vitesse il devait impérativement être rentré, fut la cause de la perte de l’appareil au salon du Bourget : il se détacha en vol et le Tupolev s’écrasa sur des pavillons de la ville voisine.

Les Chinois découvrent actuellement qu’ils ne sont pas encore capables de fabriquer un réacteur d’avion de ligne concurrentiel en terme de rendement, malgré leurs achats de technologie, faute d’avoir des ingénieurs formés par de longues expérimentations.

Les Indiens, même s’ils parvenaient à convaincre Dassault de leur brader à vil prix les secrets technologiques du Rafale – On peut dire à ce propos qu’ils ne manquent pas d’air et prennent les Français pour de pauvres types, ce qu’ils ne sont pas – seraient bien incapables de fabriquer un avion original équivalent au bijou perfectionné petit à petit dans notre pays par les meilleurs ingénieurs mondiaux.

Le transfert de technologie fonctionne très bien en revanche quand il s’agit de produire une molécule. C’est pourquoi il est facile à des pays émergents de fabriquer des génériques qui valent le princeps à condition, bien sûr, de travailler avec sérieux et responsabilité.

De toutes façons, les contrats de tranfert de technologie peuvent contenir des clauses de non-concurrences qui déconsidéreraient tout pays ne les respectant pas.



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