@CN46400
« je suppose que vous avez engrangé de gros bénéfices puisque, vous, contrairement à Maduro, vous aviez prévu la baisse du pétrole, et aussi l’impact de El Nino sur le niveau des barrages hydro électriques..... »
La seule chose que j’avais prévue, depuis longtemps, c’est que, d’une manière ou d’une autre, le chavisme allait se casser la gueule, ce qui fait que la mort du Caudillo vénézuélien m’avait contrarié. Sans son charisme, l’expérience perdait beaucoup de son intérêt
Pour le reste, c’était à Chavez de prévoir et d’agir, si ses prédécesseurs n’en avaient pas été capables, ou avaient obéi à d’autres intérêts.
Il me paraît inimaginable que dans un pays semi-développé de trente millions d’habitants, il ne se soit pas trouvé ne fut-ce qu’une poignée de spécialistes - responsables de la production d’électricité et météorologues -, conscients de la vulnérabilité du pays du point de vue de son approvisionnement en électricité, pour tirer la sonnette d’alarme.
A moins que Chavez, comme d’autres autocrates peu instruits, ne supportât aucune suggestion ni remarque émanant de gens plus savants que lui. Pour que ce qui est de la fragilité économique du Venezuela, le monde entier la connaissait, à l’exception peut-être de Chavez lui-même qui pensait que la chute des cours des matières premières, c’est comme les accidents de bagnole, ça n’arrive qu’aux autres.
Cela dit, ça ne me dérange pas qu’on accuse les Américains de tous les maux de la planète, mais je préférerais qu’en Europe, on mette le paquet à fond sur la réactivation de la Guerre froide par le prix Nobel de la Paix 2009, parce que le Venezuela, le grand public s’en fout.