@ Emile
Pour être tout à fait précis, disons que Corent était la capitale politique pendant les quelques siècles où le sénat arverne y siégeait. C’est ici qu’on prenait les grandes décisions. Bien évidemment, Corent doit ce rôle à la proximité de la forteresse de Gergovie au Crest qui a toujours été la capitale militaire et donc la clef de voûte de l’organisation de la cité. La présence ou non de remparts à Corent n’est donc à mon avis pas un critère à prendre en compte, la sécurité étant assurée par Le Crest.
En ce qui concerne les points forts de manière générale, je pense qu’il est important de bien définir l’échelle où on se place. Mont-Saint-Vincent est le principal point fort à l’échelle de toute la côte chalonnaise alors que Taisey ne domine que les environs de Chalon. L’importance militaire de Taisey est directement proportionnelle à celle de la puissance économique de Chalon tandis que la puissance du Mont-Saint-Vincent est entièrement due à son emplacement stratégique. Si Chalon décline, Taisey décline mais le Mont-Saint-Vincent demeure le phare de la région.
Pour ce qui est de l’influence orientale en Gaule, nous sommes déjà tombés d’accord sur une lutte d’influence permanente entre Egéens et Levantins. Rome est naturellement plus proche des premiers, l’Espagne des seconds et la Gaule est au milieu.
L’exil en Gaule des Hérode et autre Pilate ainsi que tous les mythes des Saintes Maries de la Mer plaident plutôt en votre faveur de votre vision sur les liens entre les Juifs et la Gaule. Sans vouloir faire un « Rennes le Château bis » vous ne vous êtes jamais demandé si des disciples du Jésus des Evangiles avaient trouvé refuge à Bibracte ? Vu les liens étroits que vous décrivez entre les Eduens et les Esséniens, ce serait assez logique.