@Alpo47
« Si
vous ne pouvez pas imaginer… »
Oh, mais on peut tout imaginer. Moi aussi, j’ai lu Dickens et Malot.
Ce qui est beaucoup plus coton, c’est de tomber juste, à l’abri de formules du
genre « il y a des grandes chances ». C’est un exercice qui m’a
rarement réussi, en quelque domaine que ce soit, alors j’ai fini par y renoncer
complètement.
« …que
son choix visait probablement à sa sauvegarde, qu’il est à la rue et dort dans
des endroits insalubres, mange .. ; lorsqu’il le peut, qu’il a
certainement un immense sentiment de vide, d’abandon, de solitude… »
Ici, vous le faites vivre sa vie, comme la vivriez si vous étiez à
sa place. Vous n’y êtes pas, moi non plus, et j’ai conscience que si j’étais à
sa place, je ne serais pas lui. mais toujours moi : il n’y a donc pas de
raison pour qu’il réagisse comme moi, ou comme moi je pourrais l’imaginer.
« ...
alors non, cela ne sert à rien d’argumenter avec vous, car vous n’êtes pas
réceptif à la souffrance des autres. »
Je vous fais remarquer que vous n’êtes pas réceptif (tive ?)
à la souffrance de ce gars, mais à celle que vous lui prêtez.
Et comme il a été plusieurs fois condamné « pour divers délits (recel, dégradation de biens, outrage…) »,
vous pourriez, puisque l’exercice vous captive, orienter votre imagination vers
les raisons qui, depuis l’âge de
14 ans, l’on conduit à ne saisir aucune des mains qui se tendent vers les jeunes
à problèmes.
Le Père
Gilbert et sa Bergerie du Faucon, pour citer un exemple, n’est certainement pas
le seul en France, à faire vivre une institution de cette nature.
« « La justice » doit donc passer », intraitable . Question, est ce bien de la justice ?"
Si sa vie est telle que vous l’avez imaginée, c’est presque un service à lui rendre que de le mettre en prison. Toutes ne sont pas pourries et tous les taulards ne sont pas des endauffeurs d’adolescents.