@MAIBORODA
Bonjour Maiboroda,
J’ai bien souligné
que le grand revirement, de l’antisémitisme au pro-sionisme, est le
fait des riches rentiers qui tiennent totalement les gouvernants dans
leur main par leur argent.
Mais le petit peuple
étatsunien avait son racisme à lui : l’hostilité aux groupes les
plus pauvres, Noirs, Italiens, Porto-ricains qui acceptaient des
salaires plus bas que ceux qu’ils revendiquaient dans une concurrence
jugée déloyale. Ce fut le cas aussi au XIXe siècle envers les
immigrés irlandais qui acceptaient les plus basses besognes pour une
bouchée de pain.
Toutefois, entre les
deux guerres mondiales, Irlandais et Juifs, plus massivement que les
autres catégories citées plus haut, avaient rejoint les rangs de la
classe moyenne médiane (commerce et artisanat, plutôt, pour les
Juifs dont certains devenus médecins appartenaient même à la
classe moyenne supérieure et étaient très estimés) et moyenne
inférieure (typiquement le descendant d’Irlandais devenu policier).
Ceux qui étaient
restés ouvriers voulaient le même salaire que les WASP (blanc,
anglo-saxon, protestant) et n’étaient plus des concurrents déloyaux pour eux.
Donc les Juifs, dans
ce contexte, n’étaient pas l’objet d’une détestation particulière
des pauvres, sauf de la part de ceux qui adhéraient au
Klu-klux-klan, nombreux dans le Grand Sud.