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Alren 29 juin 2016 18:03
Alren

Qu’est-ce que le libéralisme ? Si c’est la volonté de laisser faire à autrui tout ce qui n’est pas contraire aux lois, alors il n’existe aucun exploiteur « libéral » : pour continuer à prélever le fruit de son parasitisme, il est indispensable d’empêcher l’exploité de disposer des mêmes droits et libertés que lui. Naturellement l’exploité lui n’a pas à être libéral : il ne peut rien interdire à sa hiérarchie dans l’entreprise. Il peut démissionner c’est tout.

Bien des faits démontrent que le « libéralisme » n’existe pas.

C’est, en pleine Révolution, la loi Le Chapelier qui interdit les « coalitions ouvrières » et bien entendu le droit de grève et les caisses de grève. Alors que les patrons se concertent pour lutter contre leur propre travailleurs, harmonisent les salaires (vers le plus bas possible) et aident financièrement celui qui est confronté à un mouvement social illégal.

C’est la traque et le fichage par la police au service des puissants de tous les militants du mieux être social. Et les « références » exigées par la nouvelle patronne à la personne qui se présente pour un emploi de domestique. Les « références » étaient les réflexions de la patronne précédente solidarité entre exploiteurs.

C’est le carnet que les travailleurs itinérants doivent avoir sur eux pour le présenter à toute requête de la police ou de la gendarmerie durant tout le XIXe siècle et où sont inscrits tous les emplois qu’il a eu.

C’est la possession des journaux par les seuls riches hormis quelques uns comme « L’Humanité » de Jaurès auquel il n’est pas bon d’être abonné ostensiblement etc.

Le libéralisme comme volonté de laisser faire à autrui, y compris l’employé, tout ce qui n’est pas contraire aux lois n’existe pas, répétons-le.

S’il y a eu progrès social c’est grâce aux luttes illégales des travailleurs (grèves du 1er mai et grèves sauvages) mais surtout quand les exploiteurs n’ont pas pu dissimuler leur rouerie, comme à la Libération quand on a pu constater qui avait lutté contre les nazis et qui avait activement collaboré (sans tenir compte des petits malins chez les patrons qui avaient compris après Stalingrad que l’Allemagne allait perdre la guerre et se mirent à « résister » alors).

Heureusement, de nos jours, le pouvoir des exploiteurs est assez impuissants à contrôler contre les téléphones portables, leurs caméras numériques, les SMS, les courriels, internet en général et que leurs leviers habituels de propagande, journaux papier et radios-télés, sont de plus en plus délaissés.

Les curés et les notables qui dans les campagnes jouaient autrefois un si grand rôle pour détourner le peuple de la défense de ses intérêts (Ils ont fait élire Louis-Napoléon, prince-président pour le plus grand malheur de la France) ne sont plus là et seraient de toute façon ignorés des « rurbains ».

Le masque « libéral » des « centristes » à la Bayrou, le « raisonnable » est en train de sauter, heureusement.



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