Ce que vous dites là n’est pas forcément admis :
« Le mariage d’Abram avec Saraï a très souvent été considéré, sur la base de Gen. 20 : 10, comme ayant été conclu entre un homme et sa demi-soeur. D’autres auteurs ont cherché diverses autres interprétations en faisant appel à des pratiques supposées dans l’Orient ancien. L’examen des données anthropologiques d’une part et des attestations bibliques de mariages endogames d’autre part contredit ces interprétations et nous permet de dégager trois conclusions principales : 1. les termes hébreux qui sont généralement rendus en français par père et mère sont classificatoires. Ils peuvent désigner n’importe quel parent au-dessus de la génération d’Ego, en particulier les grands-parents, mais aussi des aïeux plus éloignés. De même, les termes frère et soeur sont classificatoires. Ils peuvent désigner aussi les cousins et cousines, et également, dans certaines conditions, les neveux et nièces, en tous cas du côté paternel. Etant classificatoires et s’appliquant sur plusieurs générations, rien n’oblige de les prendre comme désignant des personnes de même génération. 2. Abraham n’a pas commis un inceste pour la société hébraïque. Un inceste, d’ailleurs, n’est jamais appelé un mariage, or Sara est désignée comme fiancée. 3. Le type de mariage contracté par Abraham n’est pas contraire aux lois du Lévitique et n’a rien d’exceptionnel. Il semble même être la règle dans sa famille. Il sera encore pratiqué du temps des Rois, et sera encore présenté comme bon dans le livre de Tobit (environ 200 avant J.-C.). » http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1561972
Et n’a pas vraiment d’importance, car n’est pas pris en exemple...
Bill