@Parrhesia
Posséder sur soi
les paroles de la chanson de Craonne en 1917, (certains soldats ont
été fouillés à corps) ou en chantonner l’air, vous conduisait
systématiquement au « tourniquet », au conseil de guerre qui
était une caricature de justice d’Ancien Régime : les
seigneurs-officiers, sous la domination absolue du plus gradé,
condamnaient le manant-soldat en le faisant taire éventuellement.
Ceux qui partaient à Biribi, le bagne militaire dans le Sahara
avaient de la chance s’ils en revenaient vivants.
Que la chanson de
Craonne soit encore censurée en 2016 montre que les zélites ne
veulent pas que les « chefs » qui envoyaient des milliers
d’hommes à la mort par carriérisme et pour figurer dans le
communiqué, soient critiqués par les manants d’aujourd’hui.
Il y a continuité
dans le déni de justice et de démocratie.