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César Castique 15 juillet 2016 16:37
César Castique

« La compétition pourrait enterrer définitivement un mythe né lors de la Coupe du monde 1998. »

Ce serait le moment. Il sent. A l’époque, il n’a pas tenu un mois, au grand dam de ceux qui, médias en tête, dans la nuit du 12 au 13, avaient enterré, eux, le Front national, qui ne se relèverait jamais, c’était gravé dans le marbre, de cette mandale black-blanc-beur.

Tous ceux qui connaissent un tant soit peu la nature humaine et la psychologie des foules, savaient que tout cela, c’était du superficiel de chez superficiel. Les autres auraient pu se souvenir qu’une hirondelle ne fait pas le printemps et que la vraie portée des événements se jugent sur la durée.

Patrick Devedjian n’avait pas ces prudences : « Il y en a un qui a vraiment l’air d’un con, c’est Le Pen », claironnait-il dans Libération du 16 juillet 1998. 

Sur quoi, un peu moins de quatre ans après la victoire des Bleus, le « con » accédait au deuxième tour de l’élection présidentielle, témoignant d’un enracinement que le « mythe né lors de la Coupe du monde 1998 », n’aurait jamais.

Quant au « vivre ensemble » - sauf à s’en tenir aux conventionnels « Bonjour  » , « Bonsoir »., « Fait pas chaud aujourd’hui » -, personne ne s’est encore colleté avec la question de savoir comment il peut fonctionner entre des communautés séparées par des codes sociaux non seulement différents, mais encore incompatibles dans bien des cas, touchant, bien sûr, à la commensalité, mais plus encore aux relations entre les hommes et les femmes.



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