@Alpo47
Le jeu Pokemon Go
est une version moderne de la course au trésor qu’on organisait
jadis dans les colonies de vacances.
D’ailleurs cette
course au trésor existe toujours pour les jeunes et les adultes et
remporte également un certain succès. En plus sportif, on a aussi
la course d’orientation à la recherche de balises et en moins
physique, les rallyes automobiles.
L’avantage du
Pokemon sur la course au trésor, la course d’orientation ou le
rallye automobile est qu’il n’y a pas, pour les organisateurs, de
préparation préalable sur le terrain, soit pour placer
préalablement les objets qui servent de « trésor », soit
les balises de la course d’orientation, soit de rédiger après
enquête les énigmes que doivent résoudre les participants au
rallye.
Le second avantage
est que le chercheur de créatures virtuelles n’a pas besoin de
réfléchir pour les capturer : beaucoup marcher suffit.
Le troisième
avantage est qu’il permet au créateur du jeu de gagner de l’argent,
beaucoup d’argent, ce que les jeux le précédant ne permettaient
pas. Ceci est la caractéristique de notre époque. Il n’est pas
étonnant que ce jeu vienne des USA.
Il est facile
également d’expliquer le succès du jeu si l’on n’oublie pas que
notre cerveau a été modelé pendant les millénaires de la
préhistoire où nos ancêtres, chasseurs-cueilleurs parcouraient la
campagne pour se nourrir et survivre. La découverte soudaine d’un
gisement de fruits sauvages, d’un nid plein d’œufs (Les œufs de
Pâques, cachés dans la verdure pour les enfants, en sont une
reconstitution !) ou la capture d’une proie fournissant cette viande
tant appréciée, devaient les remplir d’euphorie tout comme sont
joyeux les chasseurs actuels qui ont réalisé un beau coup de fusil.
Le Pokemon se
pratique en ville, pas besoin, comme pour trouver du muguet ou des
champignons, d’aller en forêt, milieu « sauvage » et donc
attrayant mais lointain.
On peut
jouer-chasser dès la sortie du travail. C’est le quatrième avantage
du jeu.
La réalité
virtuelle toujours plus « augmentée » sera toujours
indispensable à l’avenir pour donner du plaisir aux humains qui sont
d’ores et déjà trop nombreux pour jouir des agréments réels : si
tous les Français et les étrangers vivant loin des côtes voulaient
tous, systématiquement, se baigner dans la mer qui jadis a permis
aux pithécanthropes africains de survivre loin des prédateurs de la
savane, les plages seraient trop petites. Il en est de même pour le
ski ou pour la visite de grands sites touristiques naturels ou
d’origine humaine.
Il faut s’y résigner
...