@Yaurrick
le protectionnisme n’incite pas à l’amélioration de la productivité, contrairement au libre-échange et la concurrence qui en découle.
La compétition entre entreprises pour fournir le bien ou le service le moins cher n’est honnête et souhaitable que si elle n’est pas faussée, comme actuellement, par une course à la baisse des salaires et l’abrogation des lois sociales dans les pays les plus avancés opposés aux plus pauvres qui n’en bénéficient pas. Ce nivellement par le bas est inacceptable.
La finalité du travail doit être le mieux être pour tous, pour la courte vie qui nous est donnée. Or le système actuel des frontières ouvertes aboutit plutôt au mal être pour tous !
Car les ouvriers et ouvrières des pays à bas coût salariaux se lançant dans l’exportation de produits manufacturés occidentaux, ont une vie beaucoup plus dure et leur santé est plus en danger qu’avant cette industrialisation esclavagiste qui n’a aucune préoccupation environnementale.
Certes, ils gagnaient moins en numéraire dans leur vie précédente, généralement à la campagne, mais ce surcroît de salaire se paie d’une vie à la ville qui est source de dépenses en nourriture, en loyer etc. bien supérieures à ce qu’ils devaient payer avant.
Sur le plan moral, ils sont souvent loin de leurs familles, de leur cadre de vie et ressentent avec amertume le spectacle d’inégalités sociales, eux étant au bas de l’échelle, qu’ils n’imaginaient pas avant de venir en ville.
Au final, ils sont moins heureux, moins optimistes, plus fatigués, en moins bonne santé.
De l’autre côté, il est inutile d’insister sur les souffrances des pays à coûts de main-d’œuvre élevés des travailleurs qui se retrouvent au chômage alors que bien souvent leur entreprise était bénéficiaire.
La concurrence permettant une meilleure qualité des produits et une plus grande diversité de l’offre peut fort bien avoir lieu dans un pays de taille moyenne qui n’est pas ouvert aux quatre vents d’un libre-échange malhonnête.
Elle aura lieu tout simplement entre entreprises installées à l’intérieur des frontières. La compétition sera remportée par la plus innovante, la plus créatrice, celle qui investit le plus dans la recherche.
L’industrie automobile l’a démontré au temps où l’on pouvait choisir entre Renault, Peugeot, Citroën, Panhard, Simca pour acheter sa voiture.
Si l’autarcie et le protectionnisme créaient plus de richesses, cela ferait longtemps qu’il n’y aurait plus de commerce international
Le commerce, nécessairement de produits, ne crée pas de richesses ! Il n’ajoute pas de plus-value au produit. Et il n’a d’intérêt que dans un rôle de distribution. Seul le détaillant rend un service utile.
Évidemment entre la production et la distribution il faut un transport de marchandises qui est aussi un service indispensable. Mais le transport n’est pas du commerce.
Et faire parcourir des dizaines de milliers de kilomètres à des produits qu’on pourrait produire sur place est une aberration économique et écologique.
Il faut donc distinguer dans le commerce international le transport de marchandises et la spéculationqui fait que l’on vend plus cher à l’arrivée le produit que son prix de revient (pris d’achat et coût du transport) sans l’avoir modifié en rien.
Ce prélèvement du capital sur le circuit économique analogue à un impôt privé est donc moralement inacceptable. Mais c’est lui le ressort du commerce international.
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