@tashrin
Tout à fait d’accord sur le fait que les hôpitaux ne sont pas là pour gagner de l’argent. J’ajoute que ce qui est vrai pour la santé l’est également pour l’énergie, la communication, l’éducation et tout autre service élémentaire pour vivre décemment et qui est dû à chaque citoyen quels que soit son revenu.
Pour ce qui est des entreprises, je pense que plus ont les bride, plus ont les met en danger. Or ce sont les entreprises qui font vivre la France. La flexibilité doit exister dès lors qu’elle favorise la plus-value économique de l’entreprise et donc sa capacité à payer l’impôt. En principe, les entreprises visent à prospérer et, parfois, elles ont besoin de flexibilité pour mieux rebondir. Donc, à mon sens, la flexibilité ne génère pas de charges néfastes pour l’économie dans la mesure où elle permet, au contraire, de mieux avancer et de réembaucher à terme. Les procédures actuelles, visant, soi-disant, à protéger les salariés, génèrent en réalité la peur, chez les entrepreneurs, d’investir et de se développer. Ce qui importe, en définitive, c’est que les salariés ne restent pas sur le carreau.
Aujourd’hui, l’Etat décide de tout sans savoir (nous sommes gouverné par des incapables). En construisant sans cesse un carcan autour des entreprises et des individus (car même les individus sont bridés), l’administration détruit la liberté et se focalise sur son autorité et son omnipotence avec tout ce que cela implique comme moyen.
Conséquence : Une pression fiscale qui ne cesse de croitre en même temps que le nombre de contribuables diminue.
Il y a en France 15 millions de pauvres et ce nombre ne cesse d’augmenter.
Ce n’est bon pour personne mais l’Etat (les administrations) s’en moque. Tant que l’oligarchie de l’aristocratie républicaine sera au pouvoir, rien ne changera ; car tous les hauts fonctionnaires, c’est-à-dire les énarques incapables et profiteurs, s’entourent d’une palanquée d’agents à leur service et ne travaillent qu’à maintenir, voire développer, leurs privilèges.
Quoi que l’on pense, la France est dirigée et contrôlée par les énarques, qui détiennent de plein droit tous les hauts postes de la fonction publique et gangrènent l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Les ministres, qui changent constamment et passent d’un ministère à l’autre, comme s’ils avaient la science infuse, n’ont aucun poids face aux hauts fonctionnaires qui règnent, eux, sur leur ministère, depuis des lustres.
« Au-delà, il est montré que l’influence des administrateurs oscille de la pré décision au moins à la co-décision souvent. Ce pouvoir se matérialise sous trois formes principales : leur rôle-clé dans la définition interactionnelle de ce qui est « politique » et de ce qui est « administratif’, c’est-à-dire de leur propre champ de compétence ? un pouvoir relatif de blocage des projets qu’ils désapprouvent, un pouvoir de proposition enfin qui, variable selon les lieux, les dote parfois d’un rôle quasi-politique de co-auteurs de la décision. »
Source : Les Gardiens de l’état, une sociologie des énarques de ministère