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Nominix 14 août 2016 15:04

Pas de bombes sales, ni de grosses salves
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament
Quand on les voit à la télé ces cons ont l’air affables
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table
Des comptes sous faux noms
Ils prétendent agir au nom de la liberté, mais c’est la monarchie du pognon

La France et les States par factions interposées
Se livrent une guerre en Afrique, et tu veux rester posé ?

Freedom par-ci démocratie par-là
Mais j’ai maté sous la table et j’ai vu que c’était que des palabres

La vraie mafia on la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde
Où le xanax fait un tabac avec l’alcool fort
Les rues deviennent des grosses forges
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses

La violence au quotidien de tant de gosses pauvres
Et moi j’attends l’apocalypse après cette apostrophe
J’en ai marre de tous ces mensonges qu’ils colportent
Pour les servir, dans de nombreux cas il y a mort d’hommes
Tous terroristes j’entends leurs théories
Vanter le sacrifice pour des principes c’est horrible

Les mômes survivent nourris à l’eau et au riz
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St-Moritz

La flore crame, la faune canne
Dit : c’était des barbus qui lâchaient l’agent orange sur le nord Viêt Nam ?
Nah, c’était les boys
mais qui peut m’indiquer la justesse d’une cause
En partant de là, chacun écrit ses droits
Désolé je trouve aucune excuse à Hiroshima
On peint l’histoire comme on colorie vite une image
Et peu importe qui se fait tuer chaque fois je le vis mal
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance-roquettes ?
Pour placer le pantin qui conviendra à la France
Une casserole de plus au ministère de la défense
Ils se crêpent le chignon, au fond ils sont ignobles
Sur la conscience des députés y’en a plus d’un million

Quand ils faut des aiguilles nos politiques ont des chignoles
Défilent sur des chars le 14 ils se pignolent
Au son de la marseillaise
Et d’une imagerie guerrière qu’ils veulent tranquillement refiler aux élèves de leur appart dans le 16

On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croient en ce qu’ils possèdent
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du World Trade
Mais sortent des débris le passeport de Mohamed

Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque
Tu comprends pourquoi c’est le désert dans les bibliothèques
Au collège de la vie ils jouent les profs d’histoire
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires
On a bâti une forteresse, l’a nommé Alamut
Coincés physiquement entre garde à vue et garde à vous
Compte tenu de la pression patriotique
J’admire les gens de gauche en Israël, en Amérique
Est-ce qu’on vaut mieux en France ? Désolé si j’insiste
Mais regardons nous franchement on est aussi racistes

Ensuite on vend de la liberté au marché public
Putain le drame avec les valeurs de la république
La République, elle passe ses week-end en régate
Puis se prostitue de toutes parts pour un airbus ou une frégate

Elle exécute dans une grotte des opposants kanaks
Et mange à table avec des gars style Giancana
Puis explose le Rainbow Warrior
Et dessine les frontières du tiers-monde à la terrasse du Marriott
Sponsorise les fanatiques aux 4 coins du monde
Les entraîne au combat et manipuler les bombes
Le collier casse, ces cons échappent à tout contrôle
Et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres

Ils discutent notre futur autour d’un pichet
Pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher

C’est la France de derrière les stores
Et j’en ai marre de m’faire gruger
Par des tronches de dispensés de sport

Je me bats pas pour la porsche mais pour un meilleur monde
Avec mes petits bras

Souvent à cette époque ou la terreur gronde
Où la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde
Pour être un meilleur homme
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris
36 gosses meurent brûlés vifs quand les demandes en HLM dorment
Depuis des années dans les archives
Alors que des employés de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking
T’appelle pas ça du racisme ?

Après ils pleurent quand perdus on revient aux racines
Ils ont caricaturé nos discours radicaux
Et l’ont résumés par « wesh wesh » ou « yo yo » !

Nous, complexés, si peu sûrs de soi
On s’interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi
Chaque jour, la grande ville resserre l’étreinte
Et tu peux voir les noms des nôtres évaporés, écrits sur des trains

Ma vie, un mic, une mixette, loin des ambitions
De qui sera élu président en 2007
J’adore ce moment où ils dévoilent le minois
De qui devra tailler des pipes monumentales aux chinois

A défaut d’argent putain, donnons du temps
Dans nos bouches le mot liberté devient insultant
Car c’est les soldats qui le portent et non plus le vent
Comme si le monde était rempli de cruels sultans

Mécontent des schémas qu’on nous propose, je cultive maintenant
Les roses dans mon microcosme
Mesure les dégâts minimes que mon micro cause
Ça ne peut qu’aller mieux alors j’attends la fin de leur monde…

https://www.youtube.com/watch?v=9Xv_Qh3_jno



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