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Renaud Bouchard 26 août 2016 10:25
Renaud Bouchard

A tous les lecteurs.
Deuxième partie (suite et fin) du billet de M. Traversy :

Sarkozy aussi, aura poussé la sienne, sa mégalomanie, en entrainant par force persuasive, des Cameron et Obama plutôt dubitatifs pour ne pas dire très hésitants envers cette aventure kadhafienne perso. D’ailleurs, Obama le lui reprochera amèrement dans ses récentes mémoires : « La pire erreur de ma vie » dit-il !

Et puis après, que reste-t-il de ce bazar destructeur, sinon une immense lassitude des Français envers leur classe politique, leur « Régime UMPS » inamovible, éternelle vénalité des charges et des privilèges !

Mais surtout, un écœurement généralisé dans la population envers ce politicien qui les a si honteusement trahis et qui, par son insistance obsessionnelle à remuer du personnage, se fout carrément de leur gueule…

Parce qu’au fond, quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, quoi qu’il tente, les Français ne retiendront de Sarkozy que le cirque…

Le cirque du Fouquet à coup de casse-toi-pauvre-con, Rolex par-dessus la manche de chemise, plume Mont-blanc « king size » trônant au milieu du bureau, Yacht sur la côte, divorce puis remariage dans l’heure à une top du jet set s’il vous plait : le m’as-tu-vu de la politique qui arrive à grands pas, se pavanant sous les feux de la rampe en faisant son entrée dans la Salle des Fêtes de l’Élysée « enlacé » au bras de Carla, prêt pour la photo flash… Paparazzi por favor !

Sarko, héritier du Général et continuateur du gaullisme comme le lance tous azimuts la machine LR et la tartufferie médiatique au complet  ?

Même pas en rêve !

En fait, Sarkozy est plutôt l’héritier direct de Paul Barras, « chef » du Directoire sous la Révolution, l’artisan de tous les scandales et «  affaires » du jour, la corruption et le vice incarné. Voilà de qui il est l’héritier !… Une actrice célèbre, invitée à sa résidence officielle au Luxembourg n’en croyait même pas ses yeux : « En arrivant dans le salon de Barras, nous y trouvâmes beaucoup de monde ; on nous dit que ce Directeur venait d’entrer dans son cabinet et qu’il rentrerait bientôt dans le salon. Plus de trois quarts d’heure s’écoulèrent avant son retour. Enfin, les portes s’ouvrirent. On vit paraître Barras un bras passé autour de la taille de Madame Tallien qui appuyait un des siens sur l’épaule du Directeur. Cette entrée ainsi enlacée parut à mon père le comble de l’impudence. En sortant il me dit : ma fille, quand un pays est gouverné par des hommes affichant un tel mépris des convenances, les honnêtes gens doivent rougir d’avoir quelque rapport avec eux ».

Au bout du compte, ceci explique cela, l’un mimant, l’autre imitant, les deux font la paire ; changer les noms, la scène reste la même !

Et après, on demande à Sarkozy, dans des interviews sérieuses Obs-Point-Match, le tout sérieusement du monde : « M. le Président, ou en êtes-vous avec Napoléon ? »

Marc Traversy



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