@Mohammed MADJOURrécemment frappé l’Algérie.
Cher Monsieur,
J’ai lu votre texte avec beaucoup d’attention.
Il me semble que vus mélangez beaucoup de choses, surtout dans votre volonté de faire de la France ce « Deux ex machina » dont a main serait sans cesse présente dans tous les malheurs qui ont, hélas ! frappé l’Algérie.
S’agissant de l’atroce guerre civile qui a plongé l’Algérie dans les horreurs que vous connaissez, il serait maladroit sinon présomptueux d’y voir une quelconque responsabilité de la France. Je sais bien que le papier ne refuse pas l’encre, mais vient un moment où la réalité des faits remet les chses à leur place.
La guerre civile en Algérie a opposé dix années durant le régime
algérien et l’armée nationale populaire à divers groupes armés
islamistes dont le groupe islamiste armé (GIA) et l’Armée Islamique du
Salut (AIS – bras armé du Front Islamique du Salut). Rapidement devenue
un enjeu dans la lutte pour le pouvoir, sommée de choisir l’un des deux
camps, la population a été soupçonnée par les parties au conflit de
soutenir le camp adverse. Des années durant, elle a subi quotidiennement
le terrorisme des groupes armés islamistes d’une part et la répression
étatique de l’autre. Des dizaines, voire des centaines de milliers de
civils, selon les sources, ont perdu la vie dans les attentats
ciblés, les attentats à la bombe, les assassinats, les massacres,
les exécutions extrajudiciaires ou encore sous la torture. Parmi
les victimes nous dénombrons également plusieurs milliers de
femmes violées, de détenus au secret et de torturés ayant survécu.
Enfin, des dizaines de milliers d’individus ont disparu après avoir été
enlevés par des groupes armés islamistes ou après avoir été arrêtés par
des agents des forces de sécurité de l’État.
Les origines de la guerre sont parfaitement connues
cf. Suite