Juppé, ce Bilderberger , « est-il le mieux
placé pour demander aux Français de reporter jusqu’à 65 ans l’âge de leur
départ ?
En effet, cet ex-haut
fonctionnaire de Bercy a lui-même liquidé ses droits à la retraite d’inspecteur des Finances (fonction qu’il
n’a réellement exercé que de 1972 à 1976)
à l’âge de 57 ans, en ayant cotisé 38
ans et 3 mois..., et cela le 1er janvier 2003, juste
avant que la réforme Fillon de 2003 n’allonge la durée minimum de carrière des
fonctionnaires de 37 ans et demi à 40 ans. Un choix que lui-même trouvait à
l’époque « assez sain » !
Alain Juppé perçoit en outre sa retraite d’ancien parlementaire (celle de député à l’Assemblée
nationale, où il siégeait « détaché » de l’inspection des finances, plus celle de député européen...).
Au total, cela représente environ 12 000 € bruts de retraite,
auxquelles s’ajoutent ses indemnités de maire
de Bordeaux et de président de la
Communauté urbaine de Bordeaux Métropole. Pas mal, pour
quelqu’un qui, à 57 ans, se trouvait apparemment trop âgé pour continuer à
exercer (fictivement) son métier de
haut fonctionnaire... ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas d’être suffisamment
dispos pour prétendre devenir président de la République à 71
ans !
Avec Alain Juppé, c’est donc un homme pensionné par l’Etat depuis 13 ans après avoir cotisé
seulement 38 ans, et par ailleurs cumulard patenté, qui entend imposer la
retraite à 65 ans pour tous.
"Faites ce que je dis,
pas ce que je fais"... »
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