• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

jaja 23 novembre 2016 13:58
jaja

@ l’auteur : « Ce n’est pas ma vision du communisme. Au contraire, nous nous devons de rassembler, en acceptant les différences. »

Rassembler ne peut se faire qu’après accord sur une plate-forme commune et, dans le cas de l’élection présidentielle, de définir qui sera son porte-parole. Le candidat autoproclamé que vous soutenez n’a pas agi ainsi. Au nom de quoi faudrait-il se rallier à son panache qui n’a rien de blanc ?

Au nom de quoi avaler ses sorties sur le travailleur détaché qui « vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place », lui qui n’est pas un voleur mais un exploité ? Au nom de quel communisme encaisser ses déclarations d’amour aux « millionnaires » devant le tout Patronat réuni aux Assises du produire en France :
« Je suis venu vous dire dans quelles conditions, compte tenu de ce que je ferai avec nos gouvernements et nos majorités, vous pourrez vous rendre utile au pays et aux objectifs communs que nous tracerons à la patrie. » Passons sur l’aspect patriotard...
Donc selon Mélenchon patrons et salariés auraient des objectifs communs et chacun devrait simplement trouver sa place dans cette société de classes aux intérêts opposés qu’est la France....

Laissons aussi de côté le soutien à Poutine, les femmes en Burkini traitées de « provocatrices », la remise au goût du jour de la bataille de Valmy et la réinvention d’un ennemi allemand...

Pour ma part je n’oublie pas sa dernière saloperie en date : « En traitant la Fraction rouge de l’ERP d’Argentine de « provocateurs », d’ « assassin » et d’ « agent de la CIA », Mélenchon insulte un groupe de révolutionnaires qui, durant les années 1970, s’affrontèrent au régime militaire (1966-1973) et à l’Alliance Anticommuniste Argentine (escadron de la mort qui fit des milliers de victimes), puis combattirent la dictature militaire argentine réinstallée en 1976. Comme d’autres groupes – guévaristes, péronistes de gauche, socialistes révolutionnaires –, ces militant-e-s pratiquaient la lutte armée, pour résister au plus criminel des régimes militaires de l’époque. Nombre d’entre eux ont été assassiné-e-s, torturé-e-s, emprisonné-e-s par la dictature. »

https://npa2009.org/idees/histoire/nous-nacceptons-pas-de-voir-notre-passe-commun-insulte-par-jean-luc-melenchon

Bref c’est à lui qu’il faudrait se rallier ? A ce social-démocrate aujourd’hui encore admirateur de Mitterrand et de son oeuvre ? Nul besoin ici de rappeler son passé au PS ni le Traité de Maastricht qu’il voulait nous faire avaler...

Voici ce que déclarait Olivier Besancenot à propos du discours mélenchoniste :

« Aujourd’hui, une partie de la gauche radicale aime à se réconforter dans les idées du souverainisme, de la frontière, de la nation. Tout en expliquant que “sur le reste on tiendra bon“ ». « Jean-Luc Mélenchon nous a fait des grandes sorties au début sur le souverainisme économique -et promis, juré, craché, c’était que ça- au nom de la lutte, nécessaire par ailleurs, contre les institutions européennes », rappelle l’ancien candidat à la présidentielle de la LCR. « À la fin, t’en viens à bafouiller sur la liberté de circulation et d’installation. Et puis, à la fin, t’en viens à dire que t’es pas pour la liberté d’installation », déroule le trotskiste, qui ne voit pas cette dérive d’un bon oeil : « Tout ça, je l’analyse comme des grands sujets de régression politique pour la gauche radicale », conclut-il. »



Palmarès