Les primaires, ce copieux plat de résistance, importé des USA, champions incontestés du bipartisme gémellaire, produisent ici comme escompté les mêmes effets : saturation (de l’info), monopolisation du corps (électoral par 2 partis) et constitution d’une réserve conséquente de protéines (financières), ralentissement généralisé des fonctions vitales (et électorales)
De facto, les primaires RI et celles tardives du PS (actuellement piégé dans les limbes programmatiques), en complément des ressources générées, occupent le devant de la scène médiatique,
au grand bonheur des média main stream et chroniqueurs auto-proclamés, qui n’en demandent pas moins
et bénéfice non négligeable retardent le lancement de la campagne présidentielle 2017.
Cela ne va pas sans inconvénients, ie Fillon pris dans les chausse-trapes qu’il a lui même disséminées sur le parcours de Juppé et du FN.
Manœuvre qui trappe providentiellement FI et FN (quoique pour ce dernier, tout comme dans la jungle, le silence n’est pas nécessairement de bonne augure) et accessoirement centristes, écolos et autres variétés locales dans le silence brumeux d’un no man’s land médiatique.
Les militants et sympathisants des mouvances black-listées disposent de nombreux raisons ou alibis, propres à conforter leurs engagements, il n’en reste
pas moins que la partie s’annonce plus biaisée que prévue,
d’ou une certaine nervosité, propre aux veillées d’armes.
Si la bataille présidentielle parait jouée (que ce soit Fillon vs MLP ou Valls vs MLP),
le tribut se répartira lors des législatives à l’issue d’alliances inévitables (marchandage de circonscriptions ou municipales, régionales futures) qui se noueront au grand dam ou avec la bénédiction des innocents.
La politique est et demeure une intendance,
celle qui est au service des partis majoritaires,
établis ou en cours de recomposition.