Cette semaine, mon service organisait la galette des rois... moment normalement prévu pour passer un moment convivial entre collègues. On était donc incité à préparer une galette le week end.
On dégusta donc les galettes mais voilà... le boss décréta qu’il fallait élire la meilleure galette.
Je suis peut être un extra terrestre, mais je m’y suis refusé. Bien sur, il y avait des galettes qui avaient ma préférence, mais je trouve ça « violent » de dénigrer le travail de personnes qui se sont cassées le cul à cuisiner le week end et qui se retrouvent avec 0 vote.
Mais bon, on est dans une société de la performance, et même dans un instant de détente, de convivialité, il doit y avoir un vainqueur.
J’ai esquivé en disant que j’étais un vieux con et que comme chez Jacques Martin, dans son école des fans, je mettais 10 à tout le monde.
On est passé effectivement d’une société où tous les enfants avaient 10 même si ils chantaient horriblement faux, au concours des jeunes prodiges, des meilleurs pâtissiers, des diners à la maison où il faut forcement un vainqueur et des perdants.
Marche ou crève...