Je vois que votre article et le mien le-produit-macron-une-premiere se disputent la 1ère place des plus lus, sur le même thème, Macron.
Nos vues concordent sur l’essentiel à ceci près que votre analyse a une limite qui me paraît quelque peu en contradiction avec le coeur de votre pensée : vous parlez de Macron
comme si il s’agissait d’un politicien agissant de façon autonome, en toute liberté, de sa propre initiative. Or, et je ne vais pas refaire ici mes deux articles consacrés à la supercherie macronesque, je crois qu’il faut se demander pourquoi ces grands patrons le soutiennent ? Déjà, et ce n’est pas rien,
parce qu’il existe...politiquement et
depuis qu’il existe.
Macron existe politiquement et médiatiquement depuis septembre 2014, une fois nommé ministre de l’Economie et de l’Industrie par Hollande.
Avant cela, personne ne savait qui était Macron. Savez-vous, spontanément, qui est en ce moment secrétaire général adjoint de la Présidence ? Et pourtant ce n’est pas rien un tel poste, auquel Macron a été nommé...par décision de Hollande. Certes des gens comme Attali ont poussé à la roue mais pour qui, pour quoi ? Pour la gauche incarnée par leur ami Hollande (lui-même entré dans l’équipe de campagne de Mitterrand en 1978 par l’entremise d’Attali).
La banque Rothschild, banque liée au pouvoir depuis ses origines, a également engagé le peu expérimenté Macron sur la recommandation des amis de Hollande. Macron n’est pas le seul à avoir été repéré et mis en selle. Assurer le renouvellement de la garde rapprochée du Prince fait partie des taches impératives et incessantes des « amis » du Prince. Tous ne deviennent pas ministres à 36 ans mais tous ont été mis à l’épreuve.
Là où le cas Macron est stupéfiant - d’où ma propre réflexion - tient à la soudaineté de son avancement et à la fantastique médiatisation à laquelle il a eu droit, puis au financement (opaque) de sa mise sur orbite (il y aurait 150 personnes qui travaillent à plein temps pour lui, chiffre avancé en octobre).
J’ai eu beau chercher dans tous les recoins de ma mémoire et de la documentation disponible, il n’existe pas de précédent en France ni dans aucun pays occidental.
Pour conclure, permettez-moi de souligner que le soi-disant « coup de poignard dans le dos », c’est pour la galerie. Si opposition il y avait eu, Hollande l’aurait viré bien avant qu’il ne démissionne.
Rien ne tient dans cette affaire si l’on y met Hollande à l’écart.
Et vous verrez, hélas, que le discours économique vieillot aussi est un leurre. Une fois installé, Macron fera la politique du clan qui l’a formaté et placé. A mon avis, cela ne tiendra pas longtemps, mais il est logique que des potentats tentent tout pour conserver leur emprise.