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Elliot 16 février 2017 17:45
Elliot

Que Hamon le veuille ou pas, qu’il essaye de se défausser ou pas, il est tributaire de l’appréciation négative par le peuple de Gauche de la gouvernance socialiste.

Mélenchon ne peut être accusé d’avoir peu ou prou collaboré avec le régime mis en place ou plutôt continué par Hollande.

Il a dès le début mis en garde contre les illusions du hollandisme dont il a toujours dit tout le mal qu’il en pensait et le moins qu’on puisse dire est qu’à l’échéance on ne peut dire qu’il ait eu tort dans ses analyses.

A côté de cela, on a bien Hamon qui a pris ses distances mais sans jamais aller jusqu’à la nécessaire rupture ; il a certes un programme qui tranchait avec celui de Valls mais le fait est qu’il manque de crédibilité pour le porter jusqu’à la victoire.

Les promesses de Hollande ont vocation à rester des promesses dans celui de Hamon car les gens qui pourraient s’y retrouver sont échaudés par le PS.

Mélenchon n’a aucune raison de se sacrifier pour une illusion de programme auquel personne dans son camp n’adhère vraiment et en tout cas pas au point d’oublier le risque que ceux qui le portent côté socialiste soient déjà occupés à l’édulcorer pour essayer de ramener dans le giron de Hamon les rares troupes qui pourraient abandonner Macron.

La candidature de Hamon apparaît comme une candidature de diversion visant à restaurer l’image d’un parti perverti par des décennies de trahisons successives et il est donc vu par les mélenchonistes comme une manœuvre.

L’appareil du parti socialiste n’accepterait d’ailleurs pas que le candidat PS se désistât au profit de Mélenchon même dans l’hypothèse où les sondages de Hamon prendrait un tour catastrophique.

Et de toute manière ceux qui veulent faire barrage aux diverses expressions de la Droite et qui se limitent à cet objectif ont un candidat idéal qui allie le social-libéralisme économique au libéralisme philosophique : Emmanuel Macron qui se sent pousser des ailes depuis le coup de froid de la campagne fillonesque.

Les autres, ceux qui veulent un programme de rupture se compteront derrière Mélenchon et je ne vois pas d’avenir à un PS même rénové par Hamon si tant est qu’il ne paie très cher son échec prévisible aux présidentielles.



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